John Coltrane - Olé

Informations
- Année de sortie : 1961
- Position discographique : 28ème disque de l'artiste
- Pays : Etats-Unis
- Genre : Jazz Modal Hispanique
- Appréciation : 




- Liste de lecture :
Track-List |
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Temps |
| 01 - Olé |
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18:19 |
| 02 -
Dahomey Dance |
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10:50 |
| 03 -
Aisha |
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7:45 |
Temps total : 36:54 |
Avis :
En 1960 sortait Sketches Of Spain,Miles Davis puisait son inspiration dans la musique espagnole. Pour moi, l'essai ne fut pas concluant outre mesure. Néanmoins, on ne pouvait qu'applaudir l'œuvre de Davis pour sa grande originalité et ses sonorités innovantes. Olé est bien différent de l'œuvre de Davis car beaucoup plus sombre et bien plus mystique. Quiconque aura entendu le titre éponyme comprendra parfaitement ce que je veux dire. Commençant sur de la contrebasse, le sax ténor de Coltrane vient vite s'imposer. La messe commence... Anecdote amusante, à chaque écoute de ce titre, je ne peux m'empêcher de penser au communisme. Tout simplement parce que chacun des musiciens à une part de jeu égale. Coltrane ouvre la cérémonie et la termine en bon gourou. Les musiciens s'en donnent à cœur joie, Dolphy suit la trace de Coltrane à la flûte en débutant sa partie juste après Coltrane. Olé fait figure d'œuvre testamentaire dans l'œuvre de Coltrane... C'est le dernier album qu'il enregistra pour Atlantic avant de se diriger vers Impulse, qui sera sa période la plus intéressante mais aussi la plus controversée.
Dès le titre d'ouverture (« Olé »), l'auditeur comprend que c'est la fin du Coltrane qu'il avait connu. Ce titre est en effet bien plus intense que tout ce que Coltrane avait pu faire auparavant. Sa quête spirituelle va s'intensifier, ce titre éponyme en est la preuve. Sorte de messe noire, orgie instrumentale pour atteindre l'inconnu et toucher au divin... L'auditeur n'est pas en reste car la suite est elle aussi de grande facture... Ainsi, l'auditeur ne se sent pas lésé comme il avait pu l'être avec My Favorite Things. Le titre « Dahomey Dance » est un titre propice aux interventions des solistes. Interventions toutes plus délicates les unes que les autres. « Aisha » est le seul titre de ce disque qui n'a pas été composé par Coltrane. Cette petite perle a été écrite par McCoy Tyner et je ne dois pas être le seul à qui ce titre fait penser à « Naima » sur Giant Steps . Cette perle me fait pleurer à chaque écoute !
Olé est un album court (35 minutes pour trois titres) mais est sans nul doute l'album le plus définitif de toute la période Atlantic. Sombre, mystique et mélancolique, cet album ravira les fans du saxophoniste ainsi que les autres. Chaque album de Coltrane faisait figure d'OVNI (mis à part Coltrane Jazz éventuellement et My Favorite Things), Olé ne déroge pas à la règle. On y trouve le côté mystique qui feront des albums A Love Supreme et Crescent, leurs grandeurs respectives. Il n'est peut-être pas aussi puissant que le Free Jazz de Coleman, sorti durant la même année, à savoir 1961, mais néanmoins, il serait tout de même idiot de passer à côté.
Ecrit par Exposure,
le 24/02/10
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