Chronique : The Doors - The Doors

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The Doors - The Doors

 

 

Informations
- Année de sortie :
1967
- Position discographique :
1er disque du groupe
- Pays :
Etats-Unis
- Genre :
Psychédélique/Space Rock, Acid Rock
- Appréciation :
- Liste de lecture :

Track-List
 
Temps
01 - Break On Through  
2:29
02 - Soul Kitchen  
3:34
03 - The Crystal Ship  
2:34
04 - Twentieth Century Fox  
2:33
05 - Alabama Song  
3:20
06 - Light My Fire  
7:08
07 - Back Door Man  
3:34
08 - I Looked At You  
2:22
09 - End Of The Night  
2:52
10 - Take It As It Comes  
2:17
11 - The End  
11:41
Temps total : 44:28

 

Avis :
The Doors
... un groupe au son distinct qui ne peut pas être inconnu des rockeurs dignes de ce nom. Plus qu’un groupe, c’est un véritable mythe qui, depuis plus de 40 ans, déchaîne les foules et attise les émois des adolescents et des jeunes adultes. Première raison : Jim Morrison, le chanteur-poète ô combien charismatique et intemporel tant par ses textes que par ses prestations scéniques. Avec tout cela mais aussi avec sa voix unique, prophétique et profonde, il incarne assurément l’une des figures emblématiques de la période psychédélique des années 60. Mais The Doors, ce n’est pas que Jim Morrison...

C’est aussi Ray Manzarek qui régale toutes les pistes de son talent d’organiste, c’est Robby Krieger qui plante des riffs de guitare dévastateurs un peu partout, et enfin, c’est John Densmore qui saupoudre la rythmique d’un jeu très jazzy à en pleurer de bonheur. Imaginez donc un mélange parfait entre la folie psychédélique des textes de Jim, le jeu d’orgue de Ray, le blues de Krieger et le jazz de Densmore... Ca donne The Doors !

Mais la rétrospection de rêve ne s’arrête pas là : nous sommes en 1967, première production du groupe, et l’album dure 47 minutes ! Une véritable révolution pour les nouveaux groupes de rock à cette époque. Et parmi ces 47 minutes figurent des titres que l’on ne présente même plus... « Break On Through », par exemple, où Jim se déchaîne littéralement sur un blues très rythmé. Ou bien la fantastique pièce « Light My Fire » qui est construite de la même façon qu’un bon morceau de prog anglais des sixties. Véritable hymne à la musique psychédélique, « Light My Fire » est encore considérée aujourd’hui comme l’un des meilleurs morceaux rock de tous les temps. Et pour cause, Ray Manzarek est spectaculaire dessus : ses notes d’orgue voltigent dans tous les coins (le solo est d’ailleurs stupéfiant) et forcent donc la guitare de Monsieur Krieger et la batterie de John Densmore à amener un rendu tout aussi jouissif. Ne nous étalons pas trop non plus sur la piste « The End » dans laquelle Jim Morrison se lâche dans l’un de ses poèmes les plus poignants (certaines versions de l’album comportent même quelques passages censurés) noyé dans une ambiance plutôt orientale mais toujours aussi magistrale. Le reste des pistes est, évidemment, toujours aussi réussi et jubilatoire...

Note : Les Doors n’ont jamais eu de bassiste dans leur formation originale. Pour les enregistrements studios, le groupe a fait appel à différents bassistes. Sur scène, c’est Ray Manzarek qui se charge des parties de basse avec son piano basse Fender Rodhes.

J’avoue qu’il est très difficile de garder la moindre once d’objectivité lorsque l’on parle des Doors. Rien que voir se profiler devant nous le portrait de Jim ou à entendre le jeu d’orgue de Maître Manzarek nous force à nous prosterner et à gesticuler la tête dans tous les coins. Même après plus de 40 ans d’existence, ce disque reste et restera surement dans ce que l’histoire de la musique nous a pondu de meilleur. Pour être encore plus sensibilisateur, Les Doors, ce n’est pas simplement de la musique mais c’est un univers à part entière. Le communiqué de presse distribué à la parution de l’album le résume très bien : « Sur scène, les Doors semblent évoluer dans leur propre monde. Les chansons des Doors sont comme l'espace, elles sont ancestrales. On dirait une musique de carnaval. Quand elle cesse, il y a une seconde de silence. Quelque chose de neuf a pénétré dans la salle. » (Source : Michka Assayas, Dictionnaire du rock, Robbert Lafont, 2000, p.508)

Tel un véritable bijou, l’album The Doors doit impérativement figurer dans votre bibliothèque musicale, que vous aimez le rock ou non. The Doors est au mélomane ce qu’un texte sacré est à un religieux : une « œuvre » aux avis variés, souvent barbouillés, mais dont il serait grossier de manquer de respect...

 

Ecrit par Alessandro,
le 22/01/10

 

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