Chronique : James Horner - Avatar

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James Horner - Avatar

 

 

Informations
- Année de sortie :
2009
- Pays :
Etats-Unis
- Genre :
Bande originale de film
- Appréciation :
- Liste de lecture :

Track-List
 
Temps
01 - "You Don't Dream In Cryo..."  
6:09
02 - Jake Enters His Avatar World  
5:24
03 - Pure Spirits Of The Forest  
8:49
04 - The Bioluminescence Of The Night  
3:37
05 - Becoming One Of "The People Becoming One With Neytiri"  
7:43
06 - Climbing Up "Iknimaya - The Path To Heaven"  
3:18
07 - Jake's First Flight  
4:50
08 - Scorched Earth  
3:32
09 - Quaritch  
5:01
10 - The Destruction Of Hometree  
6:47
11 - Shutting Down Grace's Lab  
2:47
12 - Gathering All The Na'vi Clans For Battle  
5:14
13 - War  
11:21
14 - I See You (Theme From Avatar) [Par Leona Lewis]  
4:20
Temps total : 1:18:58

 

Avis : (Attention, cette chronique peut divulguer certaines informations clés du film)
À priori, nul n’est censé ignorer aujourd’hui l’existence du film Avatar, né des méninges du très talentueux réalisateur James Cameron. Excellemment produit par ce dernier ainsi que par toute son équipe, Avatar récolte aujourd’hui les fruits d’un travail acharné s’étalant sur plusieurs années. Ainsi, cette superproduction rempli les salles de cinéma du monde entier, attise les émotions (en bien ou en mal) et les esprits des cinéphiles ou des simples amateurs de cinéma, occupe nos conversations, etc. Bref, Cameron a réussi le pari d’aller nicher son long-métrage aux rangs des plus grandes réussites de l’histoire du cinéma, détrônant même les bénéfices engendrés par Titanic sorti en 1998 (du même réalisateur). Autant dire que James Cameron sort peut-être peu de films, mais quand il en sort un, « ça fait un carton »...

Inutile de s’attarder plus longtemps sur la présentation générale du film. Néanmoins, une petite rétrospection sur l’histoire ne se refuse pas : Jack Sully, un marine à la moelle épinière sectionnée, est envoyé sur la planète Pandora afin de prendre le contrôle d’un avatar (un corps biologique crée par des scientifiques humains) pour étudier la faune, la flore et la population indigène qui couvre cette planète. Le Colonel Miles Quaritch lui confie une mission d’infiltration qui consiste à apprivoiser ces indigènes, se comporter et agir comme eux en vue de leur dérober un minerai d’une très grande richesse. Mais au fur et à mesure que le jeune marine découvre la planète, il se rend compte que la véritable richesse de ce monde se trouve dans l’âme de la nature et des objets et non dans l’aspect matériel des choses.

Le décor planté, il ne nous reste plus qu’à évaluer la musique qui, comme pour Titanic d’ailleurs, a été confiée aux mains de James Horner. Et là, stupéfaction, l’aura qui régnait sur Maître Horner a disparue, ou du moins n’est plus du tout la même. Si l’on a le souvenir des excellents thèmes récurrents et minutieusement travaillés sur Titanic ou bien encore sur Braveheart (dont la musique a aussi été composée par Horner), il faut bien admettre qu’Avatar est largement un cran en dessous de la bande originale de ses grands frères. Peu marquante, tout juste immersive, c’est le genre de bande sonore qui ne possède pas d’identité propre en dehors de la vision du film. Pour être plus clair : on s’ennuie un peu lorsqu’on écoute le disque sans voir le film.

Sans non plus exagérer la situation, certaines pistes disposent quand même d’un brin d’onctuosité... Pour y voir plus clair, nous allons diviser la bande originale en deux parties distinctes : la première partie (la meilleure, et de loin) se situe du début du film jusqu’à l’instant où les humains attaquent Pandora, et la seconde, de cette attaque jusqu’à la fin du film.

La première partie est la plus intéressante ; c’est la découverte de Pandora et les thèmes y sont plus aériens, féeriques et amorcent correctement la découverte visuelle et scénaristique du monde d’Avatar. « Pure Spirits Of The Forest «  et « The Bioluminescence Of The Night », par exemple, rappellent un petit peu le mariage stupéfiant des couleurs de la flore qui demeure à Pandora. Pareil pour la piste « Becoming One Of "The People Becoming One With Neytiri" » qui retranscrit à merveille le passage durant lequel Jack Sully « démarre » son intégrité au sein du clan Na’Vi. Dernière bonne surprise, « Jake's First Flight », qui survient lorsque Jack réalise son premier vol à dos d’une bête volante, un « Ikran ». Le titre, aussi exquis soit-il, aurait pu incontestablement devenir le thème principal d’Avatar. Mais ce ne fut pas le cas…

La seconde partie de la bande originale démarre avec « Scorched Earth ». Et là, le sentiment pesant et lourd commence à s’exhiber. Aucune émotion ne transparaît. On reste stoïque, même face aux chœurs humains de la piste « War » qui incarnent un mauvais cliché dramatique trop pompeux et déjà-vu. Quant au soi-disant « thème principal » chanté par Leona Lewis, on reste bouche bée de stupeur face à cet excès définitivement maladroit à souhait. C’est moche et sans grand caractère. Malgré la jolie voix de Leona, on a vite envie que ça se termine… Heureusement pour nous, cette piste survient à la fin du film, lors du générique. Les trois quarts des spectateurs sont déjà sortis de la salle !

Si Pandora, maintenant adulée comme la Terre du Milieu (Seigneur des Anneaux) ou Tatooine (Star Wars), a réussi le pari de conquérir le cœur de nombreux cinéphiles grâce à son monde enchanteur, sa réalisation et ses effets visuels, le mélomane que je suis n’a pas réussi à profiter pleinement des fragrances sonores disséminées par Avatar. La bande originale manque d’originalité, de folie, d’émotion et s’avère donc être une simple « bonne bande originale », pas sidérante ou transcendante comme le furent d’autres bandes originales de films épiques. Si seulement John Williams ou Howard Shore étaient venu fourrer leur nez dedans...

 

Ecrit par Alessandro,
le 06/03/10

 

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